L’appellation des Côtes de Provence

Étendue sur près de 20 000 hectares, l’appellation Côtes de Provence profite d’un terroir riche qui fait l’unicité de ses vins. Partons à la rencontre de cette appellation produite sur une vaste partie du vignoble de Provence.

 

L’histoire de l’appellation Côtes de Provence

L’histoire du vin de Provence ne date pas d’hier. Près de 6 siècles avant notre ère, la vigne était déjà au cœur de la vie des habitants du Sud de la France. C’est une colonie grecque, installée à Marseille, qui apportera avec elle la culture de la vigne, et la développera autour de la cité phocéenne, de Nice, d’Antibes et de Saint-Tropez. Le développement des vignobles ne cessera de croître, et dès le XIVème siècle les bases de la Provence viticole seront bien installées.

Il faudra toutefois attendre le XIXème pour voir apparaître le terme de « Côtes de Provence », et 1951 pour que le territoire des Côtes de Provence soit précisément délimité.

L’AOC Côtes de Provence, cette appellation d’origine contrôlée, ne sera décrétée qu’en 1977, et sera répartie sur 3 départements : le Var, les Bouches du Rhône et une commune des Alpes-Maritimes.

 

Caractéristiques du Côtes de Provence : localisation et climat

Idéalement situé entre mer et montagne, le Côtes de Provence profite d’une localisation et d’un climat parfaits pour offrir des vins uniques à la grande complexité.

Un terroir vaste et diversifié

Face à une telle étendue de territoire, il est impossible d’affirmer qu’il n’existe qu’un seul type de Côtes de Provence. Le Côtes de Provence est multiple, et la personnalité de chacun dépend du climat et de sa localisation. L’appellation se compose ainsi de 8 bassins de production bien distincts :

  • La Bordure Maritime ;
  • Notre-Dame des Anges ;
  • Le Haut Pays ;
  • Le Bassin du Beausset ;
  • La montagne Sainte-Victoire ;
  • Fréjus ;
  • La Londe ;
  • Pierrefeu.

Au sein de ces bassins, on dénombre également 5 dénominations géographiques complémentaires, représentant chacune des vins très typiques : Côtes de Provence Sainte-Victoire, Côtes de Provence Fréjus, Côtes de Provence La Londe, Côtes de Provence Pierrefeu et Côtes de Provence Notre-Dame des Anges.

Une géologie complexe

La géologie complexe des sous-sols du terroir de l’appellation Côtes de Provence se distingue en 2 ensembles :

  • L’un cristallin, à l’est et au sud, avec le massif des Maures et le massif de l’Esterel qui font face à la mer ;
  • L’autre calcaire, à l’ouest et au nord, qui alterne entre colline et barre calcaire.

Un climat favorable

Avec son ensoleillement unique et son mistral typique, le vignoble provençal jouit de tous les atouts pour fournir des vins de qualité. Ainsi, la combinaison du climat méditerranéen et des sols complexes permet d’obtenir une grande diversité de crus, au goût, à la couleur et aux arômes marqués par le terroir.

 

Les principaux cépages en Côtes de Provence

L’appellation Côtes de Provence provient essentiellement de 5 cépages, tous friands du soleil et du climat du littoral méditerranéen.

Le Cinsault

Très utilisé pour élaborer des vins rosés, le Cinsault est un cépage goûteux, qui apporte finesse et fraîcheur au vin. Ses arômes fruités viennent un peu nuancer les autres cépages de Provence, plus puissants.

Le Grenache

Venu tout droit d’Espagne, le Grenache est un cépage particulièrement résistant à la sécheresse et aux vents violents. Très productif, il apporte de la puissance et de l’ampleur au vin. Un vin jeune élaboré à partir de Grenache aura des arômes de petits fruits rouges, et développera des notes épicées au fil de son évolution.

Le Mourvèdre

Présent depuis de nombreux siècles en Provence, le Mourvèdre aime prendre son temps pour mûrir. La maturation lente donne des vins charpentés. Jeune, un vin issu de ce cépage offrira des arômes de mûre et de violette. Après vieillissement en cave, il fournira des notes d’épices, de cannelle et de poivre. De nombreux vins d’assemblage associent le Mourvèdre à du Grenache et de la Syrah.

La Syrah

Ce cépage de Côtes de Provence permet d’obtenir des vins colorés et solides. Les tanins, très puissants les premières années, s’estomperont avec les années, pour laisser place à un vin aux arômes de fruits rouges confits, de Havane et de vanille.

Le Tibouren

Authentiquement provençal, le cépage Tibouren ne se retrouve que dans le Var et s’associe à merveille aux autres cépages provençaux. Le Tibouren est surtout utilisé pour la production de vin rosé, et permet d’obtenir un vin élégant et délicat, plein de finesse et au bouquet riche.

 

Les producteurs et vins de Côtes de Provence

L’appellation Côtes de Provence s’étend sur 84 communes, et concerne près de 3 500 producteurs. Le Côtes de Provence concerne aussi bien le vin rouge, le vin blanc que le vin rosé.

Les rosés Côtes de Provence

Tel le Château de Berne, le vin rosé Côtes de Provence a une jolie robe rose pâle, à l’intensité variable selon les millésimes. On y retrouve des arômes d’agrumes, de fruits exotiques, mais aussi des fruits rouges et des notes florales. Très frais en bouche, les vins rosés Côtes de Provence sont particulièrement appréciés l’été.

Les rouges Côtes de Provence

Les vins rouges Côtes de Provence jeunes ont la particularité d’avoir des arômes de fruits rouges, comme la cerise, la fraise, la framboise ou encore le cassis et de profiter de tanins souples. Les vins de garde Côtes de Provence rouges offrent des notes plus épicées, avec des arômes de fruits noirs.

Les blancs Côtes de Provence

Avec sa jolie robe jaune pâle et ses reflets verts, le vin blanc Côtes de Provence est frais et fin en bouche. On y retrouve des arômes de fruits, comme les agrumes, la poire, l’ananas, ainsi que des notes aromatiques et florales (fleurs blanches).

 

L’AOC Côtes de Provence offre des vins aussi diversifiés que son territoire. Au cœur du vignoble provençal, le Château de Berne profite de ce terroir pour élaborer des vins d’exception.